En République Démocratique du Congo, le lithium est devenu l’or blanc du XXIe siècle. Le gisement de Manono, l’un des plus grands au monde, attise les convoitises. Dans un bras de fer mêlant entreprises minières et enjeux géopolitiques, un nouvel acteur vient bousculer l’ordre établi : KoBold Metals. Soutenue par des géants comme Bill Gates et Jeff Bezos, cette entreprise américaine propose une approche révolutionnaire, mêlant intelligence artificielle et big data pour optimiser l’extraction minière.
Dans une lettre adressée au gouvernement congolais, KoBold a esquissé son plan : indemniser AVZ Minerals et collaborer avec le chinois Zijin Mining Group pour exploiter Manono. Derrière cette alliance, un objectif stratégique : diversifier l’approvisionnement mondial en lithium et réduire la dépendance à la Chine, qui contrôle une large partie du marché des minéraux critiques.
Mais cette intrusion américaine en RDC ne manque pas de susciter des interrogations. Entre promesses technologiques et enjeux de souveraineté, qui profitera réellement de cette ruée vers le lithium ? La RDC, souvent reléguée au rang de simple fournisseur de matières premières, saura-t-elle imposer ses propres conditions dans ce grand jeu des puissants ?
Une chose est sûre : la bataille pour le lithium ne fait que commencer, et elle se jouera autant dans les mines de Manono que dans les coulisses de la diplomatie internationale.
La Rédaction