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Commerce extérieur : la RDC enclenche la fin des tracasseries administratives

À Kinshasa, le 29 décembre 2025, une réforme longtemps attendue est enfin entrée en vigueur. La transmission électronique obligatoire de la liasse documentaire du Guichet unique intégral du commerce extérieur (S-One/SEGUCE) vers le système douanier Sydonia marque un tournant stratégique dans la modernisation du commerce extérieur en République démocratique du Congo. Après dix ans de blocage, l’État appuie sur le bouton de la dématérialisation.

Voir la cérémonie: https://www.linkedin.com/video/live/urn:li:ugcPost:7411334964404703232/

Pour SEM Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur, l’enjeu est clair : « Cette réforme très attendue vient réduire les coûts et les délais pour les opérations d’importation, d’exportation et de transit, assurer la transparence totale, garantir la traçabilité et faire respecter les normes. » Au-delà des gains opérationnels, il s’agit surtout de mettre fin aux tracasseries administratives et de renforcer la confidentialité et l’intégrité des données.

Adossée à l’interconnexion entre le SEGUCE et la DGDA, cette réforme vise également à améliorer la mobilisation des recettes publiques par la lutte contre la fraude douanière. Un point souligné par le ministre des Finances, SEM Doudou Fwamba, qui a rappelé le caractère obligatoire du dispositif : les opérateurs économiques devront s’y conformer, sous peine de sanctions administratives et pénales.

Présidée par la Première ministre SEM Judith Suminwa, la cérémonie a pris des allures de moment charnière. La Cheffe du gouvernement a évoqué une « révolution historique » pour la RDC, estimant que tout recul serait désormais inacceptable tant cette réforme consolide l’intégration du pays dans le commerce international.

Du côté du SEGUCE, son directeur général Yann Leroux parle d’une étape majeure : « La transmission électronique doit devenir la seule voie d’exploitation et de traitement des déclarations en douane. » Le chemin reste long, reconnaît-il, mais la dynamique est irréversible.

Traçabilité accrue, documents authentiques, contrôle renforcé des références et prévention des abus : pour la DGDA, représentée par son directeur général adjoint Jean-Claude Kalenga, les bénéfices sont déjà identifiés. Plus qu’un outil technique, cette réforme s’impose comme un levier de gouvernance économique, au service de la transparence, de la compétitivité et de la crédibilité de la RDC sur les marchés internationaux.

La Rédaction

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