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Facture normalisée : la RDC entre dans l’ère du contrôle fiscal numérique

Le temps de la pédagogie fiscale touche à sa fin. À compter du 15 mai 2026, les entreprises congolaises assujetties à la TVA devront impérativement émettre des factures normalisées sous peine de sanctions. Dans un communiqué officiel signé à Kinshasa le 11 mai 2026, le Ministère des Finances rappelle « la fin du moratoire accordé aux entreprises pour la délivrance obligatoire des factures normalisées et le début de l’application des sanctions ».

Derrière cette décision, le gouvernement poursuit une ambition claire : renforcer la traçabilité des opérations commerciales et sécuriser les recettes publiques dans un pays où l’informel représente encore une part importante de l’économie.

Concrètement, la Direction générale des impôts (DGI) pourra désormais sanctionner les entreprises ayant « collecté la TVA sans émettre des factures normalisées ». Le ministère annonce également « le rejet des droits à déduction » lorsque les justificatifs fiscaux ne seront pas conformes.

Le moratoire instauré depuis décembre 2025 visait à laisser aux opérateurs économiques le temps d’adapter leurs systèmes de facturation et de résoudre les difficultés techniques rencontrées. Désormais, Kinshasa change de méthode : place à la discipline fiscale numérique.

Pour de nombreuses PME, l’enjeu dépasse la simple conformité administrative. Cette réforme impose des investissements technologiques, mais elle ouvre aussi la voie à une économie plus transparente, plus bancarisée et potentiellement plus crédible vis-à-vis des investisseurs.

La Rédaction

Lire le communiqué:

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